Hey Bo Diddley!
Bo Diddley, l'unique, le sublime créateur du Diddley Beat est décédé lundi le 2 juin, et s'en est allé rejoindre la gang de musicos du "Grand jam éternel". Lui, son trépas me touche particulièrement.
C'est la chanson Bo Diddley tiré de la trame sonore du film Fritz The Cat de l'animateur et réalisateur Ralph Bakshi (inspiré d'une bédé de R. Crumb) qui m'a ouvert la porte à un beat et un à bluesman dont l'influence est déterminante dans l'histoire du rock n' roll américain; disons presque autant que celle d'un Chuck Berry (son catalogue de hits est assurément plus étoffé). Né Elias McDaniel en 1928, il a apporté une contribution particulièrement rythmique au rock n' roll dès 1955; avec un profil physique proche de celle d'un boxer, avec ses grosses lunettes noires, et ses légendaires guitares carrées, il laisse une empreinte indélébile dans l'histoire du rock en tant que père fondateur.
Le beat? Chaloupé, inspiré de rythmes cubains. Il faut écouter Magic Bus ou Roadrunner des Who; Who Do You Love des Doors sur Absolutely Live, la pièce d'ouverture; encore Who Do You Love, ainsi que Mona sur l'album Happy Trails de Quicksilver Messenger Service (avec Marty Balin à la voix avant d'aller fonder Jefferson Starship), et feu l'intense John Cippolina à la guitare lead; (Mona est à voir pour le clip d'époque et les solos de guitares); Before You Accuse Me soit par CCR, soit par Eric Clapton. On peut aussi apprécier le Diddley Beat jusqu'aux guitares d' How Soon Is Now des Smiths.
Je me rappelle l'avoir vu à l'été 1980 au Parc Belmont, il me semble. Il avait tout de la bonhommie qu'on peut voir désormais sur Youtube. Avec sa guitare carrée en bandoulière, il avait balancé ses rythmes efficacement et solidement. À l'époque j'étais un fan (avant le temps) de classic rock et de rock psychédélique, et je savais très bien qui était l'homme sur scène, vu les Doors et QMS. Je n'étais pas là par hasard. Je lui rendait hommage, même si dans ma tête d'ado de 18 ans, ça faisait un peu has-been, les rock n' rollers des années cinquante... Ce beat, quand même, il est trop cool...!
Je pouvais devenir complètement dingue quand Magic Bus jouait dans la Grande salle du Cégep St-Laurent; j'ai fait quelques niaiseries ces fois-là, je m'en souviens hélas... ;)
Salut et merci à toi Bo Diddley; tu grooveras encore longtemps dans nos mémoires, nos coeurs et nos corps!










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