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Jim Morrison, quarante ans au bout de la nuit

Le dossier du trépas du charismatique chanteur et chaman des Doors, Jim Morrison, m'occupe depuis quelques mois déjà; j'espère avoir pas mal ficelé le tout au moment ou vous lirez ces lignes.

Je croyais avoir fait le tour de ce qui m'intéressait à son propos, mais la recherche et les infos furent plus abondantes qu'attendu, et après décantation, certaines questions ont subsistées. J'y reviendrai.

Tout cela a démarré par la sortie du DVD « When you're strange: a film about the Doors », à propos duquel j'ai signé une critique, et puis un blogue en septembre dernier.

Par ce blogue, vous remonterez la série que j'ai signé sur les derniers jours de Jim Morrison, et des billets subséquents, histoire de faire le tour, et je croyais en avoir terminé rendu à l'épilogue. Pensez-vous...

Deux événements sont survenus depuis, soit: le pardon du gouverneur de la Floride quant à la condamnation de Morrison suite à l'émeute de Miami en 1969. Le jugement était en appel au moment de la mort de Morrison. Les réactions du groupe? « C'était politique au départ, et c'est politique à l'arrivée; on a fait le tour » de résumer Robby Krieger; pour Ray Manzarek, cela témoigne de la fascination qu'exerce encore le mojo royal de l'auto-proclamé « Roi lézard » sur la psyché américaine...

Et puis, cet hiver, un nouvel élément tombe au dossier: Marianne Faithfull parle de son rôle dans l'histoire du décès. Enfin.

Ensuite, je tombe sur une entrevue donnée par Sam Bernett en 2007 et qui décortique le pourquoi du comment Morrison s'est-il retrouvé dans sa baignoire s'il est mort au Circus...

Par la suite, j'ai suivi quelques pistes de réflexion qui m'ont amené à questionner deux ou trois idées reçues quant à certains aspects du mythe de Morrison à propos de l'interprète, musicien et parolier, et de la spontanéité qu'on lui a maintes fois prêté.

Pourquoi tant d'attention de ma part sur Jim Morrison? Il fut une figure marquante à l'adolescence, comme pour tant d'autres ados. Il a été le grand frère imaginaire que je n'ai jamais eu, trop tôt tombé au combat. Il aura mis le feu à mon imaginaire, et influencé le cours de ma vie.

Il m'aura fait découvrir un goût pour la plume, la musique et les arts à un autre niveau. La musique des Doors est entrée par mes oreilles pour s'incruster à mon ADN dès l'âge de quinze ans, alors que je baignais en pleine soupe hormonale.

Ce fût semblable à une mutation dans mes gênes. Comme pour les indiens dans l'accident de voiture qui ont marqué Morrison à l'âge de quatre ans, leurs chansons m'habitent depuis.

Voilà donc ma façon de le remercier et de marquer le quarantième anniversaire de son départ pour le long voyage au bout de la nuit. Il était, et restera pour plusieurs une profonde source d'inspiration et d'intégrité artistique, en dépit des aspects controversés de son personnage.

D'une certaine manière, la patine des années l'ennoblit et nous le rend fragile, vulnérable et humain. Même si par miracle il avait survécu à sa nuit fatale, il n'aurait pas fait vieux os sur Terre, abimé comme il l'était.

Chose certaine, on n'a pas fini de mesurer l'impact et le rayonnement de Jim Morrison et de la musique des Doors. Puisse son âme trouver la paix qui lui a tant fait défaut de son vivant.

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