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Lachance de La Presse

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Quatre papiers sur Cyberpresse cette semaine sur le passage de Bernard Lachance chez Oprah Winfrey (dont à Tout Le Monde En Parle le 12 avril dernier déjà) et qui vient de réussir une étape dans son projet  de remplir un théâtre de 2000 sièges à Chicago, à défaut de se payer le Radio City Music Hall de New York si j'ai bien suivi.


Auto-promoteur doué, débrouillard et déterminé, Lachance illustre la puissance du bouche-à-oreille viral en cette fin de première décennie de millénaire et à l'ère d'Internet. Il fait et applique ce que tout artiste dévoué à sa cause devrait faire, en principe: voir à ses affaires et SE VENDRE! Bernard Lachance démontre qu'il a d'abord et avant tout un talent certain pour le marketing. Ça prend une tête très business pour relever de tels défis.

Nathalie Petrowski résume bien le phénomène, qu'avait aussi abordé Hugo Dumas dès le lendemain du passage chez Oprah: le type sait se vendre, et il devrait finir prof de marketing au H.E.C.

Sur le blogue d'Alain Brunet, il s'est développé une discussion émotive quand à l'exercice d'un sens critique qui devient tout de go « destructeur » pour certains. Et enfin Stéphane Laporte élabore sur l'impact de la démarche de Lachance sur l'avenir du star-system et de l'usage des nouveaux médias.

Maintenant; a-t-il une sensibilité artistique authentique et développée pour lui permettre de s'imposer durablement artistiquement? Ça c'est une autre question. D'après moi il perd son temps à vouloir chanter et vendre des albums. Ça va le lancer, mais il va bien plus vendre son image et ses talents de communicateur avant longtemps. Un peu comme Mitsou, finalement...

En fait, j'ai eu l'étrange impression d'assister à un épisode de style télé-réalité de la vraie vie de Bernard Lachance, mais qui n'est juste pas encore à l'horaire de TQS...!

Aura-t-il une crédibilité en tant qu'artiste et interprète pour s'établir? Ça reste à voir; disons pour ma part qu'il entre dans une catégorie de goût qui ne me rejoint pas. Assurément le public achète le côté David de l'histoire contre le Goliath de l'adversité. Mais quel artiste n'a pas eu son gimmick pour percer? Le lui reprocher semble un peu injuste à mes yeux.

Ça rejoint certainement un point discuté en atelier cet hiver: tout le monde n'a pas la personnalité pour percer. Une personnalité extravertie et fantasque a certes plus de chance d'attirer et de garder sur lui le projecteur que le type réservé et intraverti. Évidemment, je ne dis aucunement que les artistes plus timides n'ont aucune chance de réussite; les buts et les objectifs poursuivis ne seront peut-être juste pas les mêmes, et les résultats médiatiques iront certainement de pair, sans vouloir présumer non plus.

En tout cas, il a tenu occupé les chroniqueurs de La Presse, et a certainement servi à vendre des copies et à générer des clics sur Cyberpresse!

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