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LAUTREC CHAUD, ENCORE

Quel plaisir de revoir Donald Lautrec reprendre du service pour la promo de son premier album en vingt-huit ans, À Jamais. Et plus j'avance dans la recherche et plus je trouve intéressant de revenir sur la carrière de ce chanteur populaire énergique, qualifié ailleurs de « musclé ».


Dans l'entrevue accordée à Guy A. Lepage à TLMEP, Lautrec a parlé d'un album à lui paru en 1972, Fluffy, son album « retour-à-la-terre » celui du Mur Derrière La Grange, et comment cet album avait été reçu tièdement par le public, ce qui avait incité Lautrec à prendre ses distances de sa carrière de chanteur populaire. Wow! Un trou dans ma culture musicale; je ne connaissais pas DU TOUT cet album!

J'ai décidé de saisir la balle au bond et de passer le ramasser au Marché du disque sur Mont-Royal, dépositaire des Disques Mérite de Dennis Pantis. J'ai encore ma fierté de vieux fan de classic rock quand même; or ce disque-là j'avoue qu'il m'est passé sous le radar, mais alors là complètement! Mes recherches m'ont ainsi amené à faire des trouvailles qui valent assurément un blogue.

À l'émission de Christiane Charrette jeudi le 5 novembre, dans une entrevue pimentée de la présence de Patrick Huard, M. Lautrec s'étend sur la période Fluffy, mais aussi désamorce Christiane sur une idée reçue, commente sur l'époque des yé-yés et sur l'arrivée de Charlebois, soulève un lien inattendu avec Beau Dommage, donne son avis sur l'industrie de la musique et sur la transformation des médias, et j'en passe. Très intéressant, le bonhomme.

Il n'a pas pris sa retraite à cinquante ans pour rien M. Lautrec. Il sait faire des affaires, deviner quand retirer ses billes et semble avoir le don de flairer les tendances. Un type prudent doublé d'un côté précurseur. En 1971 il pensait déjà à produire des émissions de clips vidéos, ce qu'il fera au tournant des années '80 avec son émission « Lautrec 81-82-83 ». Il y a toujours eu quelque chose de cool à propos de Lautrec qui a su attirer le respect du jeune fan de punk et de new wave que j'étais à dix-huit ans; il était de son temps et il rayonnait encore, à sa manière.

Il a su gagner le respect par son authenticité artistique et ses « couilles » à défaut d'avoir une grande voix, comme le démontre Jean-Christophe Laurence sur Cyberpresse, qui parle du grand retour de Donald Lautrec et des « raisons » de sa retraite précoce.

La suite ici: Fluffy en réédition CD: dépecé, le minou, plus  extraits pour l'écoute ici

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