Passer à la navigation

Du thème au titre : I Just Want to Make Love to You

  • : preg_replace(): The /e modifier is deprecated, use preg_replace_callback instead in /home/mqqbrixqzscs/public_html/includes/unicode.inc on line 311.
  • : preg_replace(): The /e modifier is deprecated, use preg_replace_callback instead in /home/mqqbrixqzscs/public_html/includes/unicode.inc on line 311.
  • : preg_replace(): The /e modifier is deprecated, use preg_replace_callback instead in /home/mqqbrixqzscs/public_html/includes/unicode.inc on line 311.
  • : preg_replace(): The /e modifier is deprecated, use preg_replace_callback instead in /home/mqqbrixqzscs/public_html/includes/unicode.inc on line 311.
  • : preg_replace(): The /e modifier is deprecated, use preg_replace_callback instead in /home/mqqbrixqzscs/public_html/includes/unicode.inc on line 311.
  • : preg_replace(): The /e modifier is deprecated, use preg_replace_callback instead in /home/mqqbrixqzscs/public_html/includes/unicode.inc on line 311.
  • : preg_replace(): The /e modifier is deprecated, use preg_replace_callback instead in /home/mqqbrixqzscs/public_html/includes/unicode.inc on line 311.

Le flirt et le désir culminent, logiquement, en une fusion amoureuse, sensuelle et sexuelle, et le passage à l'acte devient l'aboutissement, la réalisation ultime : faire l'amour. La chanson de séduction osée, sensuelle, torride ou carrément érotique a eu ses moments palpitants au fil des décennies, et vient souvent accompagnée d'un parfum de scandale : rien comme un interdit pour faire mousser les ventes...

I Just Want to Make Love to You

Cri du coeur primal, ce lancinant blues de Willie Dixon et lancé par Muddy Waters en mai '54 s'est hissé jusqu'à la quatrième position du palmarès R&B. Cet immense classique a depuis été repris par plus d'une centaine de rockers, bluesmen/women comme les Etta James, Chuck Berry, B.B. King, Rolling Stones, Yardbirds, Rod Stewart, Foghat, et des dizaines d'autres grands noms (dont la québécoise Térez Montcalm en 1994), et ce année après année depuis, jusqu'à 2020.

Sa forme AABA est composée de 4 sections de 8 mesures où tous les couplets énumèrent, par la négative, ce dont l'intreprète ne veut pas : [I don't want you to be no slave / I don't want you to work all day...], trois lignes consécutives ainsi, symétriquement, à chaque couplet. En fait, l'interprète ne demande rien d'autre à sa partenaire que de lui faire l'amour, sans aucune attente ni attache en retour, d'ailleurs. La belle affaire!

La ligne de force, [I Just Want to Make Love to You], incarne la chanson et s'impose à la fin de chaque A, en plantant le titre solidement dans l'oreille, en guise de résolution logique et émotionnelle au couplet. Celui-ci est répété le plus souvent possible, jusqu'au solo d'harmonica à fendre l'âme de Little Walter qui prend le relais. Debussy a déjà dit que la musique était le silence entre les notes; ce solo en est un exemple parfait.

Et là, la mélodie bifurque et on arrive au pont, la partie B. Le texte abandonne la tournure négative, prend appui sur le tempo, et l'interprète saisit l'occasion pour clamer, après mûre réflexion, qu'il est bien l'homme de la situation pour elle, dans une tournure de phrase devenue classique dans le blues : [I could love you baby / It's a cryin' shame]. Un besoin fondamental exprimé sans détour.

Déshabillez-moi

Le titre est coquin et osé, la proposition est séduisante, à la fois fine et salace. La femme dicte la marche à suivre, ce qui donne le beau rôle à l'interprète. Il faut voir Gréco la vivre sur scène, où le désir, l'humour et une certaine grivoiserie s'entremêlent. Le texte de Robert Nyel (musique de Gaby Verlor) fut d'abord créé pour une effeuilleuse dont Nyel était amoureux. C'est suite à leur séparation que la chanson s'est retrouvée du côté de Juliette Gréco, qui ajouta son grain de sel en guise de point d'orgue, à la chute. Ce qui n'empêcha pas le titre d'être interdit de diffusion par divers médias français, avant de devenir le seul succès radio de Gréco en 1968. Rien comme la censure pour faire d'une proposition osée, un hit.

Je t'aime moi non plus

LA chanson érotique par excellence, elle est certainement parmi les plus sulfureuses de Gainsbourg. D'abord écrite pour Brigitte Bardot en décembre '67, elle fut diffusée une seule et unique fois sur Europe 1 au lendemain de son enregistrement. Le mari de Mme Bardot, l'industriel allemand Gunter Sachs menaçant de poursuivre, il n'y eut ni autre diffusion, ni autre chanson de Gainsbourg avec Brigitte. Le titre se retrouve sur la touche, provisoirement.

Avance rapide en février 1969. Gainsbourg vient de faire rebelote avec Jane Birkin, et cette fois, c'est le Vatican qui s'en mêle, qualifiant la chanson d' « obscène ». L'Italie, l'Espagne et la Suède l'interdisent. La BBC fera de même, ce qui, incidemment, propulsera la chanson au no. 1 du palmarès britannique, devenant du coup la première chanson française à réussir cet exploit. À la question « Quel est le meilleur agent de publicité ? », Gainsbourg répond : « Sans conteste le Vatican ».

La progression harmonique et l'arrangement doivent beaucoup à A Whiter Shade of Pale de Procol Harum paru une paire d'années plus tôt : l'enveloppe sonore, le tempo, le thème joué à l'orgue et la structure harmonique I-IV-V. La basse langoureuse, jouée au pick, rappelle le son du bassiste des Who, John Entwistle, à l'époque de Tommy; un son rock très à la mode en Grande-Bretagne alors, là où s'abreuve Gainsbourg, anglophile.

Le titre est emprunté à une boutade attribuée à Salvador Dali : « Picasso est Espagnol, moi aussi. Picasso est un génie, moi aussi. Picasso est communiste, moi non plus. » Le détournement de sens en substituant une répétition attendue par une négation sortie de nul part crée l'effet de surprise, et désarçonne.

T'es mon amour, t'es ma maîtresse

La réplique québécoise est arrivée en 1974 avec cet hymne à l'émancipation sexuelle et fit scandale, sans être interdite d'ondes toutefois, à ma connaissance. Interprétée par Jean-Pierre Ferland sur Les vierges du Québec, la version la plus connue demeure celle en duo avec Ginette Reno et qui fit un tabac en 1975, année internationale de la Femme.

Sa structure en est une hybride. Elle ouvre par 2 couplets de 8 mesures harmoniquement identiques (AA), complétée par un autre bloc de 16 mesures, qui fait office de pont en livrant un angle inédit jusqu'ici, soit [Une bonne fois / si tu veux...], qui devient la partie B. Cela donne une forme AAB, soit un bloc de 32 mesures au total, répété 3 fois pour créer la chanson. Des notes tenues, beaucoup de langueur, et une basse à la Gainsbourg qui tombe sur les premiers temps de chaque mesure.

Love to love you baby

Incidemment, c'est inspiré par « Je t'aime, moi non plus » que Donna Summer demanda à Giorgio Moroder de lui faire sa propre « chanson d'amour ». Moroder savait que le brûlot de Gainsbourg continuait de vendre au Royaume-Uni. C'est Summer qui a conçu la ligne [Love to love you], devenue [Love to love you baby]. La chanson est structurée en 3 couplets de 9 mesures, ce qui donne, au final, une forme « AAA ».

Chaque couplet ouvre avec le titre, répété 4 fois sur les 6 premières mesures, et se termine par deux lignes, différentes à chaque couplet et qui tournent toujours autour du même « pot ». Ce morceau fait la démonstration d'une chanson où se mélange habilement la répétition, la nouveauté, mais aussi l'économie de mots : elle totalise 7 lignes, titre inclus. Less is more.

C'est pas physique, c'est électrique

Celle-ci est typique de la production du milieu des années 80, tant au niveau du texte que des arrangements et qui ont mal vieilli. Un titre « électrisant » de Claude Péloquin sur une musique vitaminée de Robert Charlebois, elle ouvrait l'album Super Position, paru en 1985. C'est le gros single de l'album, de par sa construction dynamique et efficace, son titre matraqué sans relâche dans un refrain-canon qui va cartonner live, sans parler de la production, elle avait tous les atouts pour réussir. C'est exactement ce qu'elle a fait; elle s'est rendue jusqu'au sommet du du palmarès de la même année. Son refrain n'a qu'une seule ligne, mais quelle ligne!

Toutefois, avec du recul, force est d'admettre que ce morceau n'a pas laissé de souvenirs impérissables à la Lindberg dans l'imaginaire québécois. Le texte, hélas, est convenu pour le talent d'un Péloquin. L'état d'âme est ludique et se veut sensuel, certes, mais l'écriture paraît lourde, le développement dans les couplets piétine, et la conclusion est énigmatique, pour dire le moins. Le schéma des rimes est inégal, voire inexistant.

Pas ma préférée des Pélo et Garou (1er), qui, selon moi, ont semblé vouloir produire leur version de « Physical » d'Olivia Newton-John. Même genre d'ADN pétulante, même genre de sous-entendus plus ou moins voilés, même genre de couplets avec beaucoup de mots, très « écrits », qui débouchent sur un gros refrain à une ligne répétée à satiété, et qui va faire lever une salle de son siège pour s'époumoner. Et c'est pour ça qu'elle a été No. 1.

Poster un nouveau commentaire

  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Allowed HTML tags: <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage

CAPTCHA
fr